10.05.2009

Morts au champ d'honneur 14-18

 

Méailles a payé un lourd tribut et nombreux sont ceux qui ont donné leur vies pour défendre la patrie.

Ils sont inscrits en lettres d'or sur le Monument aux Morts,

sous la devise latine

« PRO ARIS ET FOCIS »,

qui au-delà de « Combattre pour la Patrie »,

prend ici une dimension plus profonde.

 

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Leurs noms sont égrenés dans le silence chaque année pour la cérémonie du 11 novembre.

 

 

 

 

ACHILLE RAYNAUD CL-1911  BELGIQUE   3-8-1916

FELIX FORTOUL CL-1901    MAUREPAS 25-8-1916

JULIEN BONNET CL-1915    SAILLYS 10-11-191

LOUIS DAUMASSON CL-1913   VOSGES 22-9-1914

ALBERT GUIRAND CL-1901    ECROUVES 2-10-1914

CASIMIR GEBELIN CL-1893   DUNKERQUE 12-11-1914

AUGUSTE IMBERT CL 1908    FALAISE 29-11-1914

JULIEN IMBERT CL-1908     BETHINCOURT 24-9-1914

JULIEN LATIL CL-1887      CROUY 8-11-1915

FLORENTIN EYFFRED CL-1914 ALSACE 7-5-1915

 

 

FELICIEN BALP CL-1902    ALSACE 9-5-1915

DESIRE FORTOUL CL-1898   VERDUN 10-5-1915

JULES SAUVAN CL-1891     MARSEILLE 20-9-1915

JOSEPH HONORE CL-1898    ECROUVES 4-10-1915

DAMIEN SAUVAN CL-1910    DAKAR 28-1-1916

REYMOND SAUVAN CL-1897   ARGONNE 6-4-1916

EMILE BONNETY CL-1909    VERDUN 17-8-1916

 

 

FLORENTIN FORTOUL CL-1901 MAUREPAS 24-8-1916

AUGUSTE DOMENGE CL-1911  CH.DD.A 28-10-1917

LUCIEN ROUGIER CL-1913   M. KEMMEL 12-4-1918

MARTIAL FORTOUL CL-1901  S. CHAMP 30-4-1918

 

 

ALFRED FORTOUL CL-1917   MOIST 14-9-1918

FERNAND SAUVAN CL-1915   VASSENY 20-10-1918

EDOUARD WALTER CL-1911   SOMME PY 1-10-1918

 

DISPARUS

 

EMILE SAUVAN CL-1909 S. MAURICE VO 26-9-1914

BAPTISTIN DAUMAS CL-1908 FLIREY 6-4-1915

SERAPHIN DAVID CL-1915 BOIS SP VAST 5-11-1916

 

 

Je les inscris ici pour mémoire et pour ceux qui éventuellement font des recherches.

Voilà toute une génération d'hommes jeunes, morts ou disparus à la guerre qui de ce fait n'ont pas fondé de famille, ce qui a entrainé une importante baisse de population et une chute des courbes de natalité.

 Sera bientôt disponible, la généalogie de ceux trouvés sur les registres en ligne.

 

16.10.2008

Méailles - Les Heurtoirs

Ils ne sont pas présents sur toutes les portes, et se concentrent surtout vers la place et le bas du village.

 

Le plus simple est sur la Place à la maison de Noël, l'ancien berger que nous attendions avec impatience lors de son retour de l'alpage pour conduire les anes à l'écurieNoel B.jpg.

 

 

 

 Dans le même genre mais un peu plus travaillé en voilà un autre.Bas village 2.jpg

 

 

 

 Celui-ci , par contre est unique à Méailles

 

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Sur la Place , celui de la maison de Claudie, qui abrite  toujours le bar du village déjà exploité par ses parents  et dont elle a repris la suite, pour désaltérer les touristes l'été.

 

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D'autres heurtoirs de type "Main", semblent les plus courants dans le village.
Deux spécimens bagués :
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Et un troisième, celui de Marthe, dont la platine a été recouverte d'un chiffon pour assourdir le bruit.
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Il faut dire que nous étions bien espiègles et que nous avons fait résonner les heurtoirs de nombreuses fois,
dont celui beaucoup plus ouvragé de Madeleine Imbert,
Nous faisions descendre la vieille dame de son escalinade, et avant qu'elle n'entrebaille la porte nous détalions.
 
     
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Heureusement pour elle, cela n'a pas duré longtemps car elle demandait d'en haut :
- Qui est-là ?
Nous ne pouvions pas répondre et le jeu perdait de son intérêt.
Alors nous allions voir si Gédéon était là :
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Pour espérer goûter un peu de son très bon gâteau de miel :
la braïche,mais ce sera une autre histoire.

28.04.2008

Le Monument aux Morts

Situé sur la rue principale de Méailles, près de l'église, au coeur du village, il  est là, bien gardé par ses quatre gros obus,

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 Il a été construit par l'abbé Pélissier qui officiait à Méailles après la fin de la guerre de 14-18.

Celui-ci, grand bâtisseur, s'en est allé en 1925 dans la vallée du Verdon à Thorame, reconstruire la chapelle de la Fleur, haut lieu de pèlerinage de la région.

(Pour la petite histoire, mon père a été le dernier enfant  de la paroisse baptisé par l'abbé Pélissier en 1925 avant son départ de Méailles.  Alors parfois je me dis, en souriant, que peut-être en le penchant sur les fonds baptismaux, il  lui a légué son amour de créer et de construire).

 

A première vue, un monument du souvenir comme  chaque commune possède le sien.

 Pourtant, en regardant bien...

La suite se déclinera en plusieurs épisodes, car je n'ai pas encore dénoué complètement  toutes les énigmes que l'abbé à laissé à l'intention des générations futures.

 

20.09.2007

Les viaducs de Méailles

 

 

 

 

Les ouvrages d'art

de la ligne des Chemins de Fer de Provence

 

 

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C'est en 1890 que débutent les travaux de construction de cette ligne.

Les rails ont un écartement d'un mètre pour mieux s'adapter aux différences de relief et aux terrains accidentés et courbes que la voie va emprunter entre les 150 kilomètres qui séparent Nice de Digne.

 

Le tronçon qui dessert Méailles, entre Annot et Saint André, a été le dernier a être mis en oeuvre.

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Viaduc de la Maouna, 9 arches

 

 

Joseph avait franchi la frontière italienne quelques années auparavant , quittant Valgrana son village natal du Piémont, il avait trouvé un emploi dans ce grand chantier.

Son épouse Catherine, cantinière, nourrissait ces gaillards affamés par le dur labeur. A cette époque, Catherine et Joseph demeuraient à Thorame-Haute.

 

Le travail ne manquait pas et il fallait des bras pour le percement du long tunnel de la Colle Saint Michel, reliant la vallée pierreuse et accidentée de la Vaïre à celle plus verdoyante et plus large du Verdon.

 

Ce fut un ouvrage de longue haleine et les incidents furent nombreux. Les moyens techniques n'étaient pas ceux d'aujourd'hui et les hommes peinaient, soumis aux risques d'accidents relatifs à cette entreprise et aux aléas climatiques.

 

 

 

Dès qu'il fut en age de travailler , leur fils, Jean, s'engagea à son tour à la construction des viaducs et à force de travail devint chef de chantier. Il s'installa à Méailles, s'y maria et fonda une famille.

 

 

 

 

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Viaduc de la Guillaumasse ou de Miette

(on se sent petit!!!)

 

 

Le 3 juillet 1911, ce tronçon fut terminé, la ligne Nice Digne était enfin ouverte.

 

 

Si les hommes ne sont plus là, les pierres que leurs mains ont touché, taillé, assemblé, demeurent intactes et magnifiques, et forcent notre admiration et notre respect.