28.04.2008

Le Monument aux Morts

Situé sur la rue principale de Méailles, près de l'église, au coeur du village, il  est là, bien gardé par ses quatre gros obus,

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 Il a été construit par l'abbé Pélissier qui officiait à Méailles après la fin de la guerre de 14-18.

Celui-ci, grand bâtisseur, s'en est allé en 1925 dans la vallée du Verdon à Thorame, reconstruire la chapelle de la Fleur, haut lieu de pèlerinage de la région.

(Pour la petite histoire, mon père a été le dernier enfant  de la paroisse baptisé par l'abbé Pélissier en 1925 avant son départ de Méailles.  Alors parfois je me dis, en souriant, que peut-être en le penchant sur les fonds baptismaux, il  lui a légué son amour de créer et de construire).

 

A première vue, un monument du souvenir comme  chaque commune possède le sien.

 Pourtant, en regardant bien...

La suite se déclinera en plusieurs épisodes, car je n'ai pas encore dénoué complètement  toutes les énigmes que l'abbé à laissé à l'intention des générations futures.

 

01.10.2007

La chambre du fond

 

La cuisine, ou ronflait le poële en permanence durant l'hiver, était la seule pièce chauffée de la maison.

 Dès que la porte s'entrouvrit sur l'escalinade menant aux chambres, un air glacial s'engouffra dans la pièce. Mémé, me tenant par la main, la referma bien vite derrière elle, et je grimpais à sa suite emmitouflée dans mon châle.

Il y avait peu de temps, j'avais perdu le privilège, au profit de mon cousin plus jeune de cinq ans , de dormir dans le cagibi jouxtant sa chambre d'où je la voyais au travers du « fenestroun » aménagé dans la cloison mitoyenne et étais rassurée par sa présence.

Un jour, à mon plus grand désarroi, elle décida

qu' à présent j'étais grande et

que dorénavant je dormirais dans la chambre du fond.

Il n'y avait pas à répliquer , c'était comme cela et pas autrement. La chambre était spacieuse avec un grand lit, une coiffeuse, un joli rouet. J'aurais du me réjouir de pouvoir ouvrir mes volets le matin sur le jardin, et pourtant c'est la peur au ventre que j'attendais maintenant l'heure du coucher.

Dès que mémé poussa la porte, je les vis et détournais bien vite le regard, sautais de mes pantoufles et me faufilais dans le lit glacé serrant ma bouillotte entre les pieds.

Déjà , elle me borda, tapota l'édredon, déposa un baiser sur ma joue et me souhaita bonne nuit en s'éloignant.

Je lui criais de laisser la porte ouverte et la lumière du couloir allumée. Je l'entendis redescendre l'escalier ouvrir et refermer la porte, puis ce fut le silence.

J'avais envie de pleurer, j'étais seule, le froid me piquait déjà le nez. Dans la pénombre je me remémorais les bons moments de la journée pour tenter de dissiper l'angoisse. Mais je sentais leur regard peser sur moi, et si je m'hasardais à ouvrir un oeil, je distinguais leur visage, et j'étais terrifiée. Alors je rabattais la couverture sur ma tête dans le vain espoir qu'elle me protègerait.

La fatigue des journées en plein air m'emportait dans le monde des rêves, et quand j'ouvrais les yeux, le jour souvent levé depuis longtemps et le cliquetis des ustensiles de cuisine, m'invitaient bien vite à me lever.

 

Alors mon regard se tournait vers le mur une dernière fois avant de sortir de la chambre, et comme pour les défier,je les toisais bien en face. Ils étaient toujours là et n'étaient pas sortis de leur cadre, pour m'infliger je ne sais quelles punitions...

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                     

                                       

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Chers arrières grands parents,

 

Si j'en souris aujourd'hui, je vous assure que « je n'en  menais pas large » ; la présence de vos visages m'avait tellement impressionnée, que je n'ai même jamais osé poser une question à votre sujet.

 Je n'avais aucune idée de qui vous pouviez être, je m'imaginais bien que vous étiez morts puisque je ne vous voyais pas dans Méailles, et rien qu'à  l'évocation de votre présence simultanée à Lara et dans ma chambre, j'en tremblais encore plus.

Sachez, que vous n'êtes pas seulement les arrières-grands parents de la petite Framboise, mais que vous avez eu une importante descendance.

Comme tous les êtres sur lesquels j'ai entrepris des recherches ces dernières années, vous êtes devenus chers à mon coeur, et si je vous donne une place ici, c'est pour qu'un jour les petits enfants de vos petits enfants vous connaissent et associent vos visages à vos noms et à votre histoire, sans en éprouver ma crainte d'antan.

 

J'espère que vous ne resterez pas longtemps seuls dans cette galerie de portraits et que nombre de vos contemporains viendront bientôt vous rejoindre pour reformer cette grande famille qu'était Méailles en votre temps.

 

20.09.2007

Les viaducs de Méailles

 

 

 

 

Les ouvrages d'art

de la ligne des Chemins de Fer de Provence

 

 

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C'est en 1890 que débutent les travaux de construction de cette ligne.

Les rails ont un écartement d'un mètre pour mieux s'adapter aux différences de relief et aux terrains accidentés et courbes que la voie va emprunter entre les 150 kilomètres qui séparent Nice de Digne.

 

Le tronçon qui dessert Méailles, entre Annot et Saint André, a été le dernier a être mis en oeuvre.

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Viaduc de la Maouna, 9 arches

 

 

Joseph avait franchi la frontière italienne quelques années auparavant , quittant Valgrana son village natal du Piémont, il avait trouvé un emploi dans ce grand chantier.

Son épouse Catherine, cantinière, nourrissait ces gaillards affamés par le dur labeur. A cette époque, Catherine et Joseph demeuraient à Thorame-Haute.

 

Le travail ne manquait pas et il fallait des bras pour le percement du long tunnel de la Colle Saint Michel, reliant la vallée pierreuse et accidentée de la Vaïre à celle plus verdoyante et plus large du Verdon.

 

Ce fut un ouvrage de longue haleine et les incidents furent nombreux. Les moyens techniques n'étaient pas ceux d'aujourd'hui et les hommes peinaient, soumis aux risques d'accidents relatifs à cette entreprise et aux aléas climatiques.

 

 

 

Dès qu'il fut en age de travailler , leur fils, Jean, s'engagea à son tour à la construction des viaducs et à force de travail devint chef de chantier. Il s'installa à Méailles, s'y maria et fonda une famille.

 

 

 

 

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Viaduc de la Guillaumasse ou de Miette

(on se sent petit!!!)

 

 

Le 3 juillet 1911, ce tronçon fut terminé, la ligne Nice Digne était enfin ouverte.

 

 

Si les hommes ne sont plus là, les pierres que leurs mains ont touché, taillé, assemblé, demeurent intactes et magnifiques, et forcent notre admiration et notre respect.

                

02.08.2007

Recherche vieilles photos

 

 Chers habitants de Méailles,

 

Je serais très heureuse  si vous me confiez vos  vieilles photos quelques instants, afin que je puisse les "mémoriser", soit en les scannant, soit en les rephotographiant, en vue de reconstituer la population du village telle que nous l'avons connue dans notre jeunesse, ou même avant.

Afin que l'on puisse mettre un visage sur des êtres dont on ne connait que le nom et qui reposent à Lara.

Je pense  entre autre à Mandou, à Pompon, à Dindin, à Toinin, Jean des Pins, Bichon pour ne citer que leurs surnoms, au Blount, à PapAillaud.....

Je ne peux pas les citer tous.

J'espère pouvoir compter sur votre collaboration.

Merci d'avance

26.07.2007

Généalogie

Les mois se sont écoulés, et pas un message sur ce blog.

Le passé de votre village et de vos ancètres ne vous interesse-t-il pas ?

 Allez vous me laisser accomplir toute seule ce devoir de mémoire envers ceux qui nous ont précédé ? 

Ho rassurez vous, j'ai commencé sans vous attendre...

A ce jour ma généalogie comporte 2432 individus.

 Non je n'ai pas remonté toutes les branches, notemment celles des Sauvan et des Fortoul qui sont en trop grand nombre avec beaucoup d'homonymes... 

Et d'autres , soit par manque de temps, soit par absence de registres, et pour maintes autres raisons.

Mais j'ai fait des découvertes étonnantes, des rencontres réelles ou virtuelles qui m'ont apporté beaucoup de joies.

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Pas seulement à Méailles , mais aussi à Argenton, Fugeret , Aurent, Peyresc, pour ne citer que les plus proches, mais aussi très loin, dans d'autres départements.

 Quoiqu'il en soit , sachez que je ne marche plus jamais seule sur les chemins de Méailles et d'ailleurs, et qu'au delà de nos parentés et alliances du présent  que nous connaissons et qui sont établies, un très grand nombre d'habitants du village descend du même couple d'ancètre.

De ce fait et pour employer les termes des généalogistes,

 "nous cousinons tous".

Je voulais aussi adresser mes remerciements à tous les bénévoles et les mairies qui m'ont aidé dans cette tâche.

Je ne pourrais pas tous les citer, mais pour ceux de la région, la Mairie de Méailles que j'ai squatté souvent, Francis Pellotier qui a fait un travail remarquable sur le département et qui a toujours répondu présent à l'appel , et la généalogie de Jean Pellegrin dans laquelle j'ai puisé sans compter...

 

Je dois avouer qu'au delà des dates et de l' importance que certains leur accordent, c'est surtout le jeu des alliances au cours des siècles qui m'a passionné.

Je voulais aussi ajouter que je suis devenue "accro" et que je continuerais maintenant mes recherches petit à petit, pour les inscrire tous, noir sur blanc,ou plutot rose et bleu, et ainsi les faire revivre.

Je vais paraitre peut-être un peu prétentieuse aux yeux de certains, mais il me semble maintenant qu'ils ne nous quitterons jamais, pour moi en tout cas ils seront  toujours là.